Ménopause et sexualité

La ménopause est une étape naturelle dans la vie d’une femme qui marque la fin de sa période de fertilité.

Selon l’OMS, la ménopause survient en moyenne vers l’âge de 51 ans chez les femmes. Pour moi, ma libération a eu lieu à 48 ans avec le dernier débarquement pour le gynéco et une colposcopie.

Cependant, il est important de noter que de nombreuses femmes sont toujours actives sexuellement bien après cette période. Des études montrent que la vie sexuelle des femmes ménopausées peut évoluer, et elles conservent souvent leur désir et leur plaisir sexuel.

La vie sexuelle évolue tout au long de la vie. Tout comme la puberté chamboule la psyché et le corps, la ménopause affecte tout autant. Et ça, en bien, comme en mal. Il existe des solutions possibles pour maintenir une vie sexuelle épanouissante.

Et si le frifri pouvait toujours être une alcôve accueillante ?

Evolution de la sexualité chez la femme ménopausée

La ménopause est un virage à 180 degrés pour certaines femmes. Pour d’autres, une évolution tranquille. Ce qui est mon cas. Rappelons au passage ce que c’est, au cas où : c’est la fin de la menstruation et de la fertilité. Donc finito la pilule, le DIU, les serviettes hygiéniques, tampons ou coupe menstruelle. Plus de peur qu’un début de grossesse passe inaperçu. Mais, cette transition hormonale peut avoir des impacts sur la sexualité, à la fois positifs et négatifs.

Évolution positive de la sexualité

  • Libération des contraintes contraceptives : Après la ménopause, les femmes n’ont plus besoin de se préoccuper des méthodes contraceptives, ce qui peut favoriser une sexualité plus spontanée et détendue. Plus de prises de tête, de mesure de prévention autour de la fenêtre de fertilité. Plus de syndrome prémenstruel, comme je l’ai déjà évoqué.
  • Augmentation de la libido : Certaines femmes signalent une augmentation de leur désir sexuel après la ménopause, probablement due à la disparition des fluctuations hormonales. Youhouuuuuuuuuuuuuu ! Si c’est pas beau ça. Certaines ressentent même plus de plaisir, une plus grande sensibilité au gland du clitoris, voire même découvrent le phénomène de la femme fontaine.
  • Exploration sexuelle : Avec l’âge, les femmes ont souvent une meilleure connaissance de leur propre corps et de leurs préférences sexuelles, ce qui peut améliorer leur satisfaction sexuelle. Moins de compétition entre les quinquas qu’entre les jeunettes. Les cheveux grisent, les dents se déchaussent, la hanche fout le camp, mais pas l’envie.

Évolution négative de la sexualité

  • Sécheresse vaginale : La baisse d’œstrogènes peut entraîner une sécheresse vaginale, ce qui peut rendre les rapports sexuels inconfortables voire douloureux. Des solutions simples existent. Et non, ce n’est pas la salive.
  • Diminution de la sensibilité : Les changements hormonaux peuvent réduire la sensibilité sexuelle, ce qui peut nécessiter plus de stimulation pour atteindre l’excitation. Plus de préliminaires, toujours, encore, et plus de sensualité.
  • Problèmes de santé : Les femmes ménopausées sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé tels que les bouffées de chaleur, la dépression ou les douleurs chroniques, qui peuvent influencer leur libido. Il y a aussi la possibilité de se choper une vilaine IST si la lubrification n’a pas été suffisamment préparée en amont. Les micro-plaies sont dans ce cas plus nombreuses. Elles deviennent des portes ouvertes aux petits microbes.

Défis des femmes ménopausées actives sexuellement

Il est tentant de se comparer à l’avant. Mais l’avant quoi au juste ? Dans la tête, la mentalité est encore dans la trentaine, mais c’est le corps qui traîne et nous donne les douloureux rappels que lui, bah non, il est bien ancré dans le demi-siècle et plus. Comment concilier tout ça ?

Désir de plaire

  • Certaines femmes ménopausées peuvent ressentir une pression sociale ou personnelle pour maintenir leur pouvoir de plaire, ce qui peut parfois entraîner des préoccupations concernant leur apparence et leur capacité à plaire à tout prix à leur partenaire. Vieillir rapproche de la mort. Certaines le voient avec une peur viscérale plutôt qu’un privilège. Elles tentent de retarder l’échéance et courent après une jeunesse perdue, ou à rattraper.

  • Complexes corporels : Les changements hormonaux associés à la ménopause, tels que la prise de poids ou la modification de la texture de la peau, peuvent susciter des complexes chez certaines femmes, affectant leur confiance en elles et leur bien-être sexuel. Bistouri, botox, sport. Une véritable compétition avec soi-même.

  • Peur d’être remplacée : La crainte d’être remplacée par une femme plus jeune existe. Et plus jeune pour beaucoup veut dire plus belle, plus attirante. C’est un véritable défi émotionnel pour certaines femmes ménopausées. L’estime de soi en prend un coup quand ça arrive, et pas à la voisine. Et se remettre en couple peut tenir du cass-ête. Entre méfiance d’être remplacée comme un élément d’electro-ménager et la tentation de savoir si on a encore ce pouvoir de séduction, le grand écart tient du Grand Canyon.

Comparaison avec le passé

Les femmes peuvent comparer leur vie sexuelle actuelle avec celle de leur jeunesse, ce qui peut créer des attentes irréalistes et des frustrations. Plus de position acrobatique, une pénétration qui dure, qui dure, c’est plutôt la version lapin qui ne vient pas de Duracell.

Impression d’être une cougar : Si elles sont en couple avec un partenaire plus jeune, certaines femmes ménopausées peuvent ressentir l’impression d’être perçues comme des cougars, ce qui peut générer des inquiétudes ou des préjugés sociaux. Les regards en coin, est-elle une sugar mummy ? Les petits rires dans la rue avec des réflexions du style “oh, c’est gentil de sortir sa mère au restaurant !”

Il est essentiel de reconnaître ces défis et de favoriser une communication ouverte avec les partenaires. L’éducation sexuelle, le soutien psychologique, et l’acceptation de soi sont des éléments importants pour surmonter ces préoccupations et maintenir une vie sexuelle épanouissante pendant la ménopause.

D'où vient le terme cougar ?

Le terme “cougar” décrit une femme mûre qui est attirée par des hommes plus jeunes. Il trouve son origine dans la culture populaire et a émergé aux États-Unis. Oui, encore ! Bien que son origine précise ne soit pas entièrement documentée, il y a plusieurs théories sur son apparition.

Théorie sportive

Une théorie populaire suggère que le terme “cougar” est apparu à la fin des années 1990, inspiré par des équipes sportives portant le nom de félins, comme les Panthers (panthères) ou les Cougars. Ces équipes avaient souvent des supportrices plus âgées qui fréquentaient les matches pour observer les joueurs plus jeunes.

Théorie canadienne

Une autre hypothèse lie l’origine du terme au Canada, où les femmes plus âgées fréquentaient des bars et des clubs de chasseurs de couguars (cougar hunters) à la recherche de rencontres avec des hommes plus jeunes.

Diffusion médiatique

Le terme “cougar” a été popularisé par des séries télévisées, des films, et des émissions de télé-réalité mettant en scène des femmes mûres en relations avec des hommes beaucoup plus jeunes.

Et les hommes mûrs sont des chanceux, des sugar daddies ?

Garder une vie sexuelle épanouissante

La ménopause peut apporter des changements dans la vie sexuelle d’une femme, mais il existe des solutions pour maintenir une vie sexuelle épanouissante :

Des bons conseils

  • Communication : Il est essentiel de discuter ouvertement de vos besoins et de vos préoccupations avec votre partenaire.
  • Hydratation : L’utilisation de lubrifiants à base d’eau peut aider à contrer la sécheresse vaginale, un symptôme courant de la ménopause.
  • Traitements hormonaux : Consultez un médecin pour discuter des options de traitement hormonal, qui peuvent aider à réguler les déséquilibres hormonaux et à améliorer la libido.
  • Santé globale : Maintenez une alimentation saine, faites de l’exercice et gérez le stress pour favoriser une vie sexuelle épanouie.
  • Conseils d’experts : De nombreux experts médicaux ont partagé des conseils en ligne, tels que le Dr Catherine Solano, pour aider les femmes ménopausées à maintenir leur vie sexuelle.
  • Blogs spécialisés : Explorez des blogs spécialisés sur la ménopause et la sexualité, comme ceux cités dans les sources, pour des informations supplémentaires et des témoignages.

Le maintien du dialogue au sein du couple revêt une importance cruciale, en particulier pour les femmes ménopausées. Cette période de transition peut être comparée à une “puberté inversée” car elle comporte des défis similaires en termes de changements hormonaux et de compréhension de soi. Le dialogue ouvert et la compréhension mutuelle sont essentiels pour que le couple puisse s’adapter harmonieusement à ces changements. Elles peuvent avoir la tête qui chauffe, et pas seulement avec des sueurs froides : perception de soi, peur d’être remplacée par des partenaires plus jeunes. Le dialogue permet de dissiper ces craintes et de maintenir une intimité épanouissante, où tout un autre pan de la sexualité peut être développé : celui de la sensualité, celui du slow sex.

D’autre part, l’andropause est le pendant masculin de la ménopause, généralement à partir de la cinquantaine. Les trois principaux signes de l’andropause sont la diminution de la libido, la fatigue accrue et les changements d’humeur. A vous, les semblants de syndrome prémenstruel. Et toc. Les symptômes varient d’un homme à l’autre et touchent un homme sur trois seulement.

Le dialogue entre les partenaires est également crucial lorsque l’andropause survient de la même manière, car cela permet de mieux comprendre les changements émotionnels et physiques que l’homme peut traverser. En travaillant ensemble, les couples peuvent rechercher des solutions adaptées à leur situation. Ces périodes de transition ne signifient pas la fin de la vie sexuelle ou émotionnelle, mais plutôt une opportunité de renforcer la compréhension mutuelle et de trouver des moyens de maintenir une relation épanouissante malgré les changements. Un nouveau chapitre peut s’ouvrir vers plus de plaisir, sans compétition, sans pression, en toute sérénité.

Dans une vidéo didactique sur ce sujet, j’avais apprécié la conclusion : “quand la demi-sèche rencontre la demi-molle”…

la ménopause peut booster ou au contraire casser la libido. En cause la fin des cycles menstruels.
christel de kamarel

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